
© Gustave PADI
Libreville, 18 février 2026.Les autorités gabonaises ont décidé de suspendre l’accès aux réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national, une mesure annoncée par la Haute Autorité de la Communication (HAC). Selon le régulateur, cette décision vise à « préserver l’ordre public et la stabilité sociale » dans un contexte jugé sensible.
Dans un communiqué officiel, l’organe de régulation des médias précise que la restriction restera en vigueur « jusqu’à nouvel ordre », sans calendrier précis pour un éventuel rétablissement. Les plateformes concernées incluent notamment les services de messagerie instantanée et les principaux réseaux de partage d’informations, devenus ces dernières années des canaux majeurs de mobilisation et de diffusion de contenus en temps réel notamment: Facebook
• WhatsApp
• Instagram
• X
• TikTok
• Telegram…
À Libreville comme dans plusieurs autres villes du pays, la mesure a suscité des réactions contrastées. Si certains responsables publics évoquent une décision préventive face aux risques de désinformation et de tensions, plusieurs acteurs de la société civile expriment des inquiétudes quant à la liberté d’expression et à l’accès à l’information.
Entre impératif de stabilité et exigences de liberté, la suspension des réseaux sociaux ouvre un nouveau chapitre du débat sur la régulation du numérique au Gabon un test grandeur nature dont l’issue sera scrutée bien au-delà des frontières nationales.
