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Un jeune militant du parti ENSEMBLE, arrêté lors du sit-in organisé le 25 mai devant la CENI, affirme avoir passé près de deux mois en détention illégale dans une résidence non officielle située dans la commune de Limete.

Selon plusieurs témoignages concordants, parmi les victimes de cette vague d’arrestations figure également Kevin Dimanya Mbulu, militant proche du parti de l’opposant Moïse Katumbi, cité parmi les jeunes activistes brutalement interpellés après les manifestations contre le processus électoral.

Le militant en fuite raconte avoir réussi à s’échapper grâce à l’intervention discrète d’un agent de garde qui l’aurait reconnu avant de lui indiquer une voie de sortie. Pendant plusieurs semaines, lui et d’autres détenus auraient vécu dans des conditions jugées inhumaines.

« Nous étions frappés, humiliés et menacés de mort à cause de notre engagement politique », confie-t-il sous couvert d’anonymat.

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Toujours selon son récit, aucun des détenus n’aurait été présenté devant un magistrat ni officiellement informé des charges retenues contre eux, en violation des procédures judiciaires en vigueur.

À sa sortie, sans téléphone ni carte d’identité — confisqués lors de son arrestation — le jeune militant affirme avoir trouvé refuge chez un proche avant d’apprendre que des hommes en civil s’étaient déjà présentés à son domicile familial.

Cette affaire relance les accusations d’arrestations arbitraires et de détentions secrètes visant certains militants de l’opposition en République démocratique du Congo, dans un contexte politique particulièrement tendu à l’approche des échéances électorales.

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