
Une vive tension a régné ce mercredi 4 septembre 2024 dans la commune de Kintambo, à Kinshasa, après une attaque armée visant le domicile de l’activiste des droits humains Acky Vlissidis et de son épouse Crévine Kembi. Selon des témoignages recueillis auprès de leurs proches, des hommes lourdement armés, présentés comme des militaires, auraient tenté de forcer l’entrée de leur résidence familiale en pleine matinée.

Les faits se seraient déroulés aux environs de 9 heures alors que la famille participait à une séance d’enseignements bibliques organisée à domicile par un prédicateur de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, identifié sous le nom de Rodolphe.
D’après plusieurs sources concordantes, de violents coups de feu ont soudainement retenti devant la parcelle, plongeant les occupants dans la panique.

En s’approchant à distance pour comprendre la situation, Acky Vlissidis a aperçu un véhicule militaire accompagné d’hommes armés tentant de forcer le portail pendant que d’autres escaladaient déjà le mur de la résidence.
Sous le choc, son épouse Crévine Kembi a lancé des cris de détresse tandis que les enfants et les autres personnes présentes cherchaient à se mettre à l’abri.
Face à la gravité de la situation, la famille a réussi à s’échapper par une porte de secours située à l’arrière de la parcelle, abandonnant derrière elle plusieurs biens matériels.
Des proches affirment que la maison a ensuite été vandalisée après leur fuite.
Depuis cet incident, le couple vivrait dans un lieu tenu secret pour des raisons de sécurité.
Des sources proches de la famille indiquent qu’Acky Vlissidis avait déjà déposé plusieurs plaintes auprès des autorités judiciaires congolaises afin d’alerter sur les menaces pesant contre lui et ses proches.
Activiste engagé au sein du mouvement citoyen Filimbi, Acky Vlissidis est connu pour ses prises de position sur les questions de gouvernance, des droits humains et des libertés publiques.
Ses proches estiment que les intimidations et menaces dont il est victime sont liées à son engagement militant.
Cette affaire relance le débat sur la sécurité des défenseurs des droits humains en République démocratique du Congo.
Plusieurs acteurs de la société civile dénoncent un climat d’intimidation grandissant visant les voix critiques et appellent les autorités à ouvrir une enquête indépendante afin d’identifier les auteurs de cette attaque.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités militaires ou gouvernementales concernant cet incident qui continue de susciter émotion et indignation dans l’opinion publique congolaise.
