
Kinshasa a été, le samedi 25 avril 2026, le théâtre d’échanges intenses autour des réformes constitutionnelles, lors d’une rencontre tenue à l’église « Le Moissonneur » dans la commune de Limete. À l’initiative de l’archevêque Ejiba ya Mapia, cet événement a rassemblé divers acteurs autour d’un objectif commun : réfléchir aux fondements institutionnels de la République et promouvoir une gouvernance plus inclusive.
Dans une atmosphère marquée par la liberté de ton, les participants ont débattu de la nécessité d’impliquer davantage les citoyens dans les grandes décisions politiques. Les discussions ont souligné l’importance de mieux vulgariser les enjeux constitutionnels afin de susciter un engagement éclairé de la population.
Parmi les voix marquantes de cette rencontre, celle de Benjamin Sekimonyo, notable du Nord-Kivu, s’est distinguée par un plaidoyer ferme en faveur des réformes. Pour lui, remettre la Constitution au cœur du débat public relève d’un exercice démocratique sain.
« Réfléchir sur la Constitution n’est pas un sujet tabou. C’est un droit et même un devoir pour chaque citoyen », a-t-il affirmé.
Mais au-delà du principe, c’est surtout la place de la jeunesse qui a retenu son attention. Dans un discours engagé, il a appelé les jeunes Congolais à devenir des acteurs clés du changement institutionnel.
« Nous ne voulons plus d’une jeunesse qui subit l’histoire. Nous voulons une jeunesse qui écrit l’histoire », a-t-il insisté.
Selon lui, cette dynamique de réflexion collective doit servir de levier pour renforcer la conscience citoyenne et préparer une génération capable de participer activement aux décisions nationales.
La rencontre s’est achevée sur un appel fort à l’information, à la vigilance et à l’engagement. Alors que les débats sur les réformes constitutionnelles prennent de l’ampleur en République démocratique du Congo, cette initiative illustre une volonté croissante de rapprocher les institutions des citoyens et d’inscrire la participation populaire au cœur du processus démocratique.
