
Coup de théâtre mercredi soir à l’Assemblée nationale. Alors que la pression montait autour de Jacquemain Shabani, visé par une motion de défiance, l’issue du débat a pris une tournure inattendue.
À la surprise générale, le député Garry Sakata est intervenu avec une motion incidentielle et préjudicielle, remettant en cause la validité même de la procédure engagée contre le vice-Premier ministre. Son argumentaire s’est appuyé sur des accusations de faux et usage de faux dans le montage du dossier.
Après examen, la motion de défiance a été jugée irrecevable, mettant ainsi un terme brutal à la tentative de mise en cause politique de Jacquemain Shabani. Une décision qui a immédiatement suscité des réactions contrastées dans l’hémicycle, entre soulagement du camp gouvernemental et frustration de l’opposition.
Cet épisode illustre une nouvelle fois les tensions persistantes au sein de la scène politique congolaise, où les batailles procédurales deviennent des armes décisives. Pour Jacquemain Shabani, ce revers infligé à ses détracteurs représente un sursis politique, mais laisse planer des interrogations sur la suite des rapports de force à l’Assemblée nationale.
La séquence pourrait bien marquer un tournant dans les stratégies parlementaires, où la forme prend parfois le dessus sur le fond, redéfinissant les règles du jeu politique en République démocratique du Congo.
