
La République Démocratique du Congo traverse des moments complexes comparablement à ceux de son histoire.
En 2025, l’opinion se divise sur certaines questions d’ordre national.
Des acteurs de l’opposition comme de la majorité, chacun utilise ses forces pour un objectif bien précis, mais l’intérêt de la nation semble être mis de côté.

Dans l’entre-temps, certains crient congolais au dialogue, accords ou négociations et d’autres crient à la balkanisation mais sous forme d’une hypocrisie maquillée.
Pour remédier à cela, le citoyen engagé pour la République juste et responsable, Yves Houssin Makela Tutonda propose :
Et si nous respections simplement la Constitution ?
En 2002, la République Démocratique du Congo a traversé un moment historique : le dialogue intercongolais. Ce processus douloureux, mais nécessaire, a permis d’aboutir à une Constitution moderne, adoptée par référendum et fondée sur des principes clairs : la séparation des pouvoirs, l’alternance démocratique, les libertés fondamentales et l’égalité de tous devant la loi.
Plus de vingt ans plus tard, le pays semble tourner en rond.
À chaque crise politique, à chaque impasse institutionnelle, le même réflexe revient : convoquer un nouveau dialogue.
- Mais à quoi bon ?
- Avons-nous vraiment besoin de renégocier ce que nous avons déjà librement accepté ?
La vérité est simple : si chacun respectait la Constitution, il n’y aurait nul besoin de dialogue de crise.
Le texte existe. Il est clair. Il prévoit :
- un calendrier électoral régulier,
- des institutions équilibrées,
- des mécanismes de contrôle démocratique,
- et des garde-fous contre les abus de pouvoir.
Mais notre problème, ce n’est pas l’absence de cadre. C’est le mépris de ce cadre par ceux qui devraient le faire vivre. - Quand un Président veut prolonger son mandat au-delà du délai légal, “je n’accuse pas ici le Chef de l’État actuel, ni son précédent”,
- Quand la justice devient une arme contre les opposants,
- Quand les gouvernants pillent l’État pendant que le peuple meurt de faim,
- Quand les élections sont organisées sans transparence.
Alors oui, le dialogue devient une béquille, un remède de crise, un palliatif au lieu d’être un outil de progrès.
Le peuple congolais a grandi. Il n’est plus dans l’illusion des promesses. Il veut des actes.
Il attend que ceux qui dirigent aujourd’hui fassent ce qu’ils ont juré : respecter et faire respecter la Constitution.
Ce pays ne manque pas de lois. Il manque de loyauté envers le peuple.
Ce pays ne manque pas de textes. Il manque de volonté politique.
Si nous respections tous la Constitution du sommet de l’État au dernier fonctionnaire nous n’aurions pas besoin d’un nouveau dialogue.
Nous aurions des élections régulières, une alternance apaisée, une justice crédible et une économie au service du peuple.
Ce n’est pas un autre dialogue qui sauvera la RDC. C’est le respect du contrat que nous avons déjà signé ensemble. Et ce contrat, c’est la Constitution.
Yves Houssin Makela Tutonda
Citoyen engagé pour une République juste et responsable.
