
Au pouvoir depuis 2011, le Président ivoirien, Alassane Ouattara candidate pour un quatrième mandat à la tête de la Côte d’Ivoire.

Cette annonce qui a surpris des milliers d’africains a été rendue publique dans un discours filmé depuis le palais, ce 29 juillet 2025.
Dans son discours, le successeur de Laurent Gbagbo a déclaré qu’il se présentera dans trois mois afin de faire prospérer le pays et achever sa vision.
Il a par ailleurs affirmé avoir pris cette décision “après mûre réflexion et en toute conscience”, en annonçant sa candidature pour le scrutin du 25 octobre 2025.
l’Afrique va-t-elle de se relever de son sommeil de dictature ?
L’annonce de Ouattara rejoint la logique des présidents africains qui se voient vieillir et mourir avec le pouvoir, à l’exemple de Museveni d’Ouganda, Kagame du Rwanda, Biya du Cameroun, Sassou du Congo Brazzaville et bien d’autres.
Dans un discours filmé ce 29 juillet 2025, Alassane Ouattara, l’actuel président de la Côte d’Ivoire depuis 2011, a déclaré qu’il se présentera à nouveau à l’élection présidentielle dans trois mois.
Il a affirmé avoir pris cette décision « après mûre réflexion et en toute conscience », annonçant ainsi sa candidature pour le scrutin du 25 octobre 2025.
Économiste de profession ayant notamment travaillé au FMI, il est le premier à exercer la fonction de Premier ministre de Côte d’Ivoire, de 1990 à 1993.
Il est élu en 1999 à la tête du Rassemblement des républicains (RDR), mais ne peut se présenter aux élections présidentielles de 1995 et 2000 à cause d’une modification du code électoral introduisant une clause d’« ivoirité ».
Alassane Ouattara est cependant critiqué pour sa gestion de l’armée et de la justice, accusé de perpétrer des exactions contre des proches de son prédécesseur, Laurent Gbagbo et de se livrer à une « justice des vainqueurs ».
Après avoir été réélu au premier tour de l’élection présidentielle de 2015 avec 84 % des voix, il annonce ne pas vouloir briguer un troisième mandat. Le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly est ainsi désigné candidat de la majorité présidentielle à l’élection présidentielle de 2020 mais meurt peu de temps avant celle-ci. Alassane Ouattara revient alors sur sa décision de quitter le pouvoir et l’emporte largement à l’issue d’un scrutin boycotté par l’opposition, réunissant 95 % des suffrages au premier tour. Après les élections législatives de l’année suivante, auxquelles l’opposition accepte de participer, il conserve sa majorité à l’Assemblée nationale.
