
Par Élie Kibalubu
En ce début d’année scolaire 2025-2026, le mercredi 3 septembre, le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté a rappelé, via un communiqué officiel publié sur sa page Facebook, que la gratuité de l’enseignement primaire public est un principe constitutionnel non négociable, intangible et irréversible.
Le communiqué souligne qu’aucun frais ne peut être exigé aux parents d’élèves du primaire public et que toute dérogation à ce principe constitue une violation inacceptable de la Constitution. Par ailleurs, le gouvernement confirme qu’il assume intégralement le financement des frais de fonctionnement, des salaires et des primes pour tous les enseignants, bureaux gestionnaires et établissements concernés à travers le pays.
Cependant, lors d’un point de presse tenu à Kinshasa, le Ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a annoncé la suspension de la gratuité de l’enseignement dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23.
« Malheureusement, nos enfants dans les territoires occupés ne bénéficient pas de la gratuité de l’enseignement », a déclaré le ministre.
Cette décision prive des milliers d’enfants de ces régions d’un droit fondamental : l’accès gratuit à l’éducation.
Pour ceux qui ne le savent pas, l’enseignement est gratuit en République Démocratique du Congo pour l’éducation de base, une mesure mise en œuvre par le gouvernement en 2019 et basée sur l’article 43 de la Constitution de 2006.
Cette gratuité vise à garantir l’accès à l’éducation pour tous, particulièrement les enfants issus de familles pauvres, et est régulièrement démentie en cas de rumeurs de suppression.
