
Le 4 septembre 2025, Maître Hervé Diakiese Kyungu, avocat au Barreau de Paris et conseil à la Cour Pénale Internationale, a déposé une plainte au Procureur National Financier à Paris pour le compte de deux citoyens congolais, visant la République Démocratique du Congo et le club de football AS Monaco
Le ministre Didier Budimbu quand à lui a rejeté les accusations portées par Me Diakesse , dénonçant une « plainte vouée à l’échec », appelant l’avocat et opposant à « revoir ses cours de droit ».
« Je ne comprends pas comment un avocat qui prétend être intelligent et connaître sa matière va porter plainte en France sur un contrat qui a été signé sous la loi monégasque et congolaise », a-t-il déclaré.
Le ministre a par ailleurs mis en cause l’appartenance politique du plaignant.
« L’avocat est porte-parole du parti de Moïse Katumbi, celui-là même qui se bat pour que la RDC soit éliminée de toutes les compétitions, juste par colère contre le pays qui lui a tout donné », a-t-il affirmé.
M. Budimbu a insisté sur le caractère institutionnel de l’accord.
« Le dossier Monaco a été approuvé en Conseil des ministres, d’où le ministre a signé au nom du gouvernement. Un paiement qui quitte le compte du gouvernement congolais pour celui de Monaco en toute transparence ne peut constituer un détournement ou même un blanchiment de capitaux », a-t-il soutenu.
Il a également jugé « ridicule » le montant évoqué dans le partenariat.
« Prétendre qu’un aussi grand club que Monaco va se salir pour 1,6 million d’euros par saison est juste de la masturbation intellectuelle », a-t-il lancé.
Selon lui, la plainte déposée à Paris « ne mènera nulle part », la France n’étant « pas compétente pour juger un contrat de partenariat de droit monégasque et congolais ».
« Dans cette matière, il n’y a pas d’appel d’offres. Un dossier passé en Conseil des ministres et approuvé n’a pas besoin d’être financé par la ligne budgétaire du ministère, c’est l’engagement du gouvernement et non de la personne Budimbu », a-t-il encore insisté, appelant son adversaire politique à « revoir ses cours de droit ».




