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Selon le journaliste Stanis Bujakera, l’un d’entre eux, qui a accepté de partager son témoignage sur les événements réels, a préféré rester anonyme. Voici son récit :

« Nous avons été interpellés vendredi à 16h alors que nous recueillions des signatures pour une motion de soutien au bureau de l’Assemblée nationale et aux institutions. Nous nous trouvions dans la chambre 1002 de l’hôtel Rotana, accompagnés d’autres collègues, formant un groupe de 14 députés, dont 3 femmes. »

« On nous a notifié que nous étions en état d’arrestation, et nous avons subi des brutalités, avec des fouilles intrusives dans nos poches et même sous nos vêtements. Ils ont pris l’argent, confisqué nos téléphones et perquisitionné notre chambre. »

« Aucune explication n’a été fournie sur les motifs de notre arrestation, et on nous a ordonné de les suivre. »

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« En descendant, nous avons été embarqués dans un bus militaire, où l’on nous a demandé de cacher nos visages avec ce que nous avions sous la main : une veste pour certains, une chemise pour d’autres, ou encore des pagnes et foulards. Cette mesure visait à nous empêcher de savoir où nous étions emmenés. »

« À notre arrivée, nous nous sommes retrouvés devant l’immeuble ONATRA, où nous avons été conduits au bureau du conseil national de cyberdéfense. Là, on nous a demandé de décliner nos identités devant une caméra en cours de tournage, avant de nous retenir dans une salle de réunion jusqu’à 3h du matin. »

« Nos téléphones nous ont été rendus, mais l’argent, nos sacs et la motion de soutien ont été confisqués, sans que nous soyons auditionnés. »

Article tiré de Stanis Bujakera

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