
Par Élie Kibalubu
La Confédération Africaine de Football (CAF) vient de lancer un ultimatum de lourdes conséquences à la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), que d’ici mardi 9 septembre à 14 heures pétantes (heure du Caire), elle doit trancher définitivement sur les clubs qui représenteront la RDC à la Ligue des Champions et à la Coupe de la Confédération pour la saison 2025/2026.
Au cœur de cette injonction se trouve une contestation majeure : le TP Mazembe a saisi la CAF pour dénoncer la désignation des clubs par la FECOFA, alors que le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) avait ordonné la reprise du championnat national. En clair, l’arrêt prématuré du championnat et la nomination des représentants congolais soulèvent un conflit d’interprétation sur la légitimité sportive des qualifiés.
La Commission d’Organisation des Compétitions Interclubs et du Système de Licence de la CAF, saisie du dossier, a décidé de renvoyer la balle dans le camp de la FECOFA. Demandant à l’instance congolaise de convoquer en urgence une réunion avec les responsables de la Ligue nationale afin de clarifier, une bonne fois pour toutes, la liste officielle des clubs qualifiés.
Mais derrière ce conflit administratif se cache un enjeu bien plus grand : l’image et la crédibilité du football congolais. Si la FECOFA échoue à répondre dans le délai imposé, les clubs congolais risquent purement et simplement l’exclusion des compétitions interclubs africaines pour la saison à venir. Un scénario désastreux qui priverait la RDC de visibilité continentale et mettrait à mal les ambitions sportives et financières de ses grands clubs.
Cet ultimatum illustre, une fois de plus, les fragilités structurelles du football congolais, régulièrement miné par des arrêts de championnat, des querelles internes et des décisions contestées. Entre le poids historique de clubs comme le TP Mazembe, les incertitudes de gestion au sein de la FECOFA et la pression de la CAF, l’avenir du football congolais en compétitions africaines se joue désormais en quelques heures.
