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Par Élie Anzakuno

« Son sort est déjà scellé », confie un député provincial. « Son cas sera traité au cours de cette rentrée parlementaire », poursuit-il.

En vertu du règlement intérieur, il suffit de 5 signatures pour actionner une pétition et d’au moins 25 voix pour obtenir la destitution. À ce stade, les initiateurs affirment avoir déjà réuni les 5 signatures nécessaires et plus d’une vingtaine de députés se seraient engagés dans la démarche.

Avec ses 48 élus, l’Assemblée provinciale de Kinshasa s’apprête ainsi à vivre une rentrée sous haute tension. « Personne ne sera épargné, même pas la tête de la ville », prévient un élu, laissant entendre que l’affaire pourrait avoir des répercussions politiques plus larges.

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Les accusations formulées contre Levi Mbuta sont multiples et lourdes :
• Manque de leadership et incapacité à rassembler ses pairs ;
• Entretien d’un climat de travail délétère et relations conflictuelles au sein du bureau ;
• Tribalisme criant et mauvaise gestion financière et administrative ;
• Opacité dans la gouvernance et absence de transparence dans les prises de décision ;
• Blocage des initiatives parlementaires, clientélisme, favoritisme et gestion jugée autoritaire et solitaire ;
• Hypocrisie politique et double langage.

La tension est donc palpable au sein de l’organe délibérant de la capitale. Pour de nombreux observateurs, la rentrée parlementaire du 29 septembre pourrait marquer un tournant majeur dans la gouvernance de l’Assemblée provinciale de Kinshasa.

Reste à savoir si les voix engagées contre Levi Mbuta se maintiendront jusqu’au vote, ou si des négociations de dernière minute pourraient inverser la tendance.

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