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Par Élie Kibalubu

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Selon plusieurs observateurs, cette rencontre des membres du parti au pouvoir est loin d’être un simple geste protocolaire. Elle traduit l’inquiétude croissante de la haute hiérarchie du parti présidentiel face aux secousses internes qui fragilisent son parti politique, à l’exemple des alliances avec d’autres formations politiques.

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En recevant ces deux figures de la fronde, le Chef de l’État endosse une fois de plus son rôle de haute autorité politique de référence, mais aussi de dernier arbitre d’un parti qui, malgré son poids historique, peine à contenir ses querelles intestines. La rencontre, au-delà des sourires affichés, relance le débat : s’agit-il d’un véritable début de réconciliation ou d’une manœuvre stratégique pour désamorcer une crise qui pourrait coûter cher à l’UDPS à l’approche des échéances politiques majeures ?

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Car ce n’est pas la première tentative d’apaisement. Les précédentes médiations se sont heurtées à la méfiance réciproque et à la lutte pour le contrôle de l’appareil. Si Kabuya et Bizibu réintègrent réellement la dynamique de la direction, ce sera un signal fort en faveur de l’unité. Mais si la démarche échoue, elle exposera davantage les fractures et armera les adversaires politiques du président.

Selon plusieurs sources, un participant à la rencontre aurait confié que : le président de la République et chef du parti a demandé aux deux de travailler ensemble. Concrètement, cette réconciliation devrait se traduire par un retour de tous à la permanence du parti, avec Augustin Kabuya confirmé comme secrétaire général et Déo Bizibu appelé à l’assister. La même source renseigne qu’une petite commission a été mise en place par le président lui-même pour accompagner les deux.

La révéle qu’un congrès du parti est en préparation pour la première quinzaine de décembre, ce qui pourrait marquer un nouveau chapitre dans la restructuration de l’UDPS.

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Dans un paysage congolais marqué par l’instabilité et la compétition féroce pour l’influence, l’UDPS ne peut se permettre une guerre fratricide prolongée. L’initiative de Tshisekedi s’apparente ainsi moins à un geste de conciliation qu’à un calcul politique : sauver la cohésion du parti, et avec elle, l’autorité de son leadership. Souligne un analyste politique sous anonymat.

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