
Par Elie Anzakuno
New York, États-Unis — En marge de la 80ᵉ session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé ce vendredi un événement parallèle très attendu : le Side Event DRC Digital National 2030.
Devant une salle comble rassemblant des investisseurs, entrepreneurs, experts en innovation et leaders institutionnels, le Chef de l’État a présenté ce programme comme un levier majeur de transformation nationale, capable de libérer l’immense potentiel de la RDC et de l’inscrire durablement sur la carte mondiale des nations digitales.
Avec assurance, Félix Tshisekedi a martelé que ce plan numérique constitue « la clé pour créer des millions d’emplois et assurer une prospérité réellement partagée », tout en soulignant la volonté politique ferme qui sous-tend cette vision.
« Notre ambition est claire et mesurée : faire de la RDC une Nation digitale prospère et un hub technologique au cœur de l’Afrique d’ici 2030 », a déclaré le Chef de l’État, déclenchant une salve d’applaudissements dans l’auditoire.
La présentation du DRC Digital National 2030 a suscité un intérêt marqué auprès des acteurs économiques présents.
• Mary Johnson, représentante d’un fonds d’investissement américain spécialisé dans la tech, a salué « une vision courageuse qui ouvre des perspectives inédites pour l’Afrique centrale ».
• Ahmed Al-Mansouri, PDG d’une entreprise émiratie d’infrastructures numériques, a affirmé que « la RDC, avec sa jeunesse dynamique et sa position stratégique, peut devenir un géant digital en Afrique si elle bénéficie d’un accompagnement solide ».
• Plusieurs représentants africains ont également vu dans ce projet une opportunité de coopération régionale, notamment pour favoriser les startups locales et l’interconnexion numérique entre pays voisins.
Le programme Digital National 2030 met un accent particulier sur la jeunesse, considérée comme la première force de transformation.
Il prévoit :
• la création de millions d’emplois,
• l’accompagnement des startups congolaises,
• le renforcement de la formation dans les métiers du numérique,
• et l’intégration des technologies digitales dans l’éducation, la santé, l’agriculture et les finances.
Selon des observateurs, cette stratégie pourrait rapidement positionner la RDC comme un laboratoire d’innovation en Afrique subsaharienne, à condition que les infrastructures de base (internet, énergie, routes) suivent le rythme de l’ambition politique.
Au-delà des promesses, ce side event a surtout permis au Président congolais d’envoyer un message fort à la communauté internationale : la RDC n’est pas seulement un pays riche en minerais, mais aussi un acteur émergent de l’économie numérique mondiale.
Pour plusieurs diplomates présents, cette initiative renforce l’image d’un Congo tourné vers l’avenir et décidé à diversifier son économie.
En conclusion, le DRC Digital National 2030 apparaît comme un pari stratégique pour la RDC :
• Un pari sur la jeunesse et l’emploi,
• Un pari sur l’innovation et les partenariats internationaux,
• Un pari sur la transformation structurelle d’un pays qui aspire à devenir un moteur digital au cœur du continent africain.
« Une école numérique se construit pas à pas, mais une Nation digitale s’érige sur la vision et l’unité », a résumé un observateur africain en marge de l’événement.
