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Élie Anzakuno

Les deux femmes, qui n’ont pas encore porté plainte auprès des autorités, ont accepté de se confier à Radio-Canada après avoir appris l’arrestation du pasteur en juin dernier. Leur décision de parler publiquement découle d’un sentiment de solidarité envers la présumée victime à Québec, ainsi que d’un désir de briser le silence.

Selon leur témoignage, Kasongo aurait exploité son rôle spirituel pour établir une emprise psychologique et émotionnelle sur elles, les poussant à se soumettre sous prétexte de prières ou de directives divines. Des faits qui, s’ils sont avérés, illustrent un schéma d’abus de pouvoir au sein de la sphère religieuse.

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Guy John Imani Kasongo, âgé de 48 ans, a été arrêté à Québec où il officiait à l’Église universelle de Jésus-Christ depuis près d’un an. Il est accusé d’avoir agressé sexuellement une fidèle à plusieurs reprises entre février et avril 2025, dans un contexte de séances de prière privées.

Le juge Frank D’Amours a rejeté sa demande de remise en liberté. Le pasteur restera donc en détention préventive jusqu’à la tenue de son procès. Le magistrat a estimé que sa libération représenterait un risque potentiel pour la sécurité du public.

Les témoignages recueillis mettent en lumière les mécanismes d’influence qu’un leader spirituel peut exercer sur ses fidèles. Pour les victimes présumées, la peur du jugement, la culpabilité religieuse, et l’absence de recours au sein de l’église les ont longtemps réduites au silence.

Ces révélations ravivent le débat sur la protection des fidèles au sein des institutions religieuses et sur les mécanismes d’encadrement des dirigeants spirituels, notamment ceux exerçant à l’international.

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L’enquête suit son cours. D’autres victimes pourraient se manifester dans les semaines à venir.

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