
Par Moïse Manyong
Lors d’une interview accordée au journaliste Jean-Pierre Bodjoko, diffusée ce mardi 02 décembre sur sa chaîne YouTube portant son nom, Moïse Katumbi a réaffirmé avec force son appel à un dialogue national inclusif pour sortir la République démocratique du Congo de sa profonde crise sécuritaire et humanitaire.
Saluant l’initiative de Washington, il a tout de même rappelé qu’elle ne saurait suffire à ramener une paix durable :
« Nous encourageons le président Donald Trump avec cette initiative pour ramener la paix dans notre pays. Mais ce n’est pas suffisant, l’accord de Washington doit être accompagné par un dialogue inclusif pour aussi rassurer les investisseurs », a déclaré Moïse Katumbi.
L’opposant insiste sur la nécessité d’un cadre de concertation interne, impliquant toutes les forces vives du pays. « Le dialogue va nous permettre d’économiser beaucoup d’argent, surtout de sauver des vies. Mettez-vous à la place de ces déplacés de guerre chaque jour. Depuis qu’on a signé à Doha, la guerre continue. J’insiste encore, la seule solution c’est le dialogue inclusif, le dialogue de la CENCO et de l’ECC, et ça va sauver des vies », a-t-il martelé.
Devant Jean-Pierre Bodjoko, Katumbi a également tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation accélérée de la situation nationale.
« Le pays va très mal, le pays va mal surtout à l’est de notre pays et aussi à Kinshasa. Les Mobondo dans le Kwango, le pays va mal avec les inondations, les ADF, beaucoup de morts, il n’y a plus de sécurité, l’État n’existe plus, la population est abandonnée », a-t-il déploré.
Entre violences armées, déplacements massifs, insécurité urbaine et catastrophes naturelles, Moïse Katumbi appelle les dirigeants à privilégier « l’intérêt supérieur de la nation » en relançant un dialogue inclusif susceptible de restaurer la confiance nationale et de redonner espoir à un pays meurtri.
