
Par Bénédicte NTANGA
La question de la paix en République Démocratique du Congo demeure préoccupante et implique de plus en plus toutes les couches sociales qui se voient porteurs d’initiatives pouvant compenser aux échecs de la classe politique congolaise.
Pendant que l’attention internationale est braquée sur Washington, où la RDC et le Rwanda doivent signer un accord de paix ce jeudi 4 décembre, un autre débat agite le pays : faut-il organiser un dialogue interne entre Congolais pour ramener une paix véritable ?
Le régime TSHISEKEDI rappelle que les précédents dialogues n’ont rien apporté de palpable si ce n’est des compromis politiques soldés par un simple partage des postes. En réaction, un front anti-dialogue, lancé en août, a recueilli un million de signatures pour rejeter cette option. Ses partisans estiment que seule la guerre peut mettre fin à ce qu’ils considèrent comme une agression rwandaise.
Par contre, sous l’impulsion des Églises catholique et protestante, des voix s’élèvent, y compris au sein de l’opposition à l’exemple de Martin Fayulu, Moïse Katumbi , Delly Sesanga et bien d’autres figures politiques qui soutiennent qu’un dialogue national inclusif reste la meilleure voie pour désamorcer les tensions, éviter la balkanisation et préserver l’unité du pays.
Tout porte à croire qu’après la finalisation de la signature des accords de Washington et de Doha, le régime TSHISEKEDI trouverait une autre issue pouvant permettre aux congolais de tout bord de parler conditionnellement un même langage. Plusieurs observateurs projettent un double jeu de révision ou changement de la constitution tant souhaité par le parti au pouvoir, qui pourrait changer les cartes, bouger les lignes et faire basculer le pays vers un glissement inattendu.
