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Par Bénédicte Ntanga

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Selon plusieurs sources proches, elle traversait depuis un long moment une période de profonde dépression.

Installée depuis quelque temps en Côte d’Ivoire, Halima Gadji poursuivait sa carrière artistique au-delà des frontières sénégalaises. Sa disparition constitue une perte majeure pour le cinéma et la télévision africains, tant son talent et sa sensibilité avaient marqué le public.

Très appréciée pour la justesse de son jeu et la force émotionnelle de ses interprétations, l’actrice avait su s’imposer comme l’une des figures emblématiques de la fiction africaine contemporaine.
‎Dans l’une de ses dernières publications, Halima Gadji livrait un témoignage poignant sur sa relation à la solitude, à l’hypersensibilité et à son monde intérieur.
‎ » Je m’enferme, et plus je m’enferme, plus la solitude m’enlace. Elle devient mon meilleur ami. En réalité, je ne m’ennuie jamais lorsque je me perds dans mon mandala ; le soleil peut se coucher sans même que je m’en rende compte. Je sais… je deviens Hikikomori. Je suis toujours la première à m’émerveiller de mes propres œuvres. Mon monde intérieur est merveilleux, et je m’y sens paisiblement bien…trouver ma moitié me donnerait un équilibre fou ».

‎Elle y évoquait son retrait progressif de la vie sociale, la difficulté de créer des liens durables et le poids émotionnel qu’elle portait au quotidien, laissant transparaître une grande fragilité mêlée à une profonde lucidité.
‎Ces mots, aujourd’hui, résonnent comme un message empreint de sincérité et de vulnérabilité, révélant une femme en quête d’équilibre et de compréhension.
‎Le monde artistique lui rend hommage et salue la mémoire d’une actrice dont l’empreinte restera gravée dans les cœurs.
‎Que la terre lui soit légère.

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