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Un ticket imposé : Jules Lodi au centre des tensions

La crise trouve son origine dans la désignation du ticket conduit par Jules Lodi Emongo, ancien Gouverneur de province, comme candidat gouverneur, décision attribuée au secrétaire permanent de l’Union sacrée, André Mbata. Cette désignation a été présentée comme le choix officiel de la plateforme pour le Sankuru.

Cependant, cette décision a rapidement suscité des contestations internes. Plusieurs cadres de la majorité dénoncent un choix effectué sans concertation préalable avec les différentes composantes de la coalition, pourtant caractérisée par sa diversité politique. 

L’UDPS en désaccord : soutien à une autre option

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L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principale force politique de l’Union sacrée, s’est clairement démarquée de cette orientation. Sous la conduite de son secrétaire général Augustin Kabuya, le parti a exprimé son opposition à la candidature de Jules Lodi. 

Selon plusieurs indications concordantes, l’UDPS aurait plutôt soutenu une alternative incarnée par Lumu, ancien Président du bureau d’âge de l’assemblée provinciale du Sankuru, (notamment associé aux structures du parti), marquant ainsi une fracture nette entre le choix institutionnel de l’Union sacrée et la position de son principal pilier politique.

Une crise de gouvernance interne

Au-delà des personnes, cette situation met en lumière une problématique plus large :
• la gestion interne de l’Union sacrée,
• la centralisation des décisions,
• et la question du respect des équilibres politiques internes.

Certains cadres accusent André Mbata d’avoir agi de manière unilatérale, alimentant les critiques sur une gouvernance jugée peu inclusive. 

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Un enjeu stratégique pour le Sankuru

Le Sankuru constitue une province politiquement sensible où les équilibres au sein de l’assemblée provinciale jouent un rôle déterminant dans l’élection du gouverneur, celui-ci étant élu par les députés provinciaux. 

Dans ce contexte, le manque de consensus au sein de la majorité pourrait fragiliser ses chances face à d’éventuelles candidatures concurrentes ou indépendantes.

Vers une recomposition des rapports de force ?

La dualité entre le choix officiel de l’Union sacrée (Jules Lodi) et celui soutenu par l’UDPS (Lumu) illustre une recomposition des rapports de force internes. Elle pose également la question de savoir :
• qui détient réellement le pouvoir de décision au sein de la coalition,
• et dans quelle mesure les partis membres peuvent influencer les choix stratégiques.

L’issue de l’élection du gouverneur du Sankuru pourrait ainsi servir de test politique majeur pour mesurer la cohésion et l’autorité de l’Union sacrée.

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