
L’Ambassadeur, PCA Jean-Thierry Monsenepwo est sorti de sa réserve pour répondre aux récentes déclarations de Moïse Katumbi concernant l’examen de la loi référendaire à l’Assemblée nationale.
Dans une réaction ferme, il estime que l’ancien gouverneur du Katanga s’oppose à une démarche qui relève pourtant des prérogatives normales du Parlement.
Selon Jean-Thierry Monsenepwo, le vote des lois constitue l’une des missions fondamentales des députés nationaux.
À ce titre, l’examen de la loi référendaire ne devrait susciter aucune controverse particulière puisqu’il s’agit d’un texte législatif comme les autres, destiné à encadrer juridiquement une éventuelle consultation populaire.
Pour lui, l’adoption d’une loi référendaire ne signifie nullement l’organisation immédiate d’un référendum, mais vise simplement à doter le pays d’un cadre légal permettant, le moment venu, de consulter directement le peuple souverain sur des questions d’intérêt national.
Jean-Thierry Monsenepwo dénonce également ce qu’il qualifie de « deux poids, deux mesures » dans le débat politique.
Il rappelle que plusieurs personnalités proches de l’opposition ont déjà évoqué la nécessité d’une réforme constitutionnelle sans susciter les mêmes critiques. Dès lors, estime-t-il, il serait difficile d’interdire au Président de la République, Félix Tshisekedi, de participer à une réflexion sur l’avenir des institutions du pays.
Abordant la question de la légitimité populaire, Monsenepwo soutient que le peuple congolais s’est déjà exprimé lors de l’élection présidentielle de 2023 en accordant sa confiance à Félix Tshisekedi.
Il considère donc que les institutions issues de ce scrutin disposent de la légitimité nécessaire pour poursuivre les débats démocratiques sur les grandes questions nationales.
L’Ambassadeur, PCA rejette par ailleurs les affirmations relatives au succès de la journée « ville morte » du 3 juin, estimant que les activités ont globalement suivi leur cours normal dans plusieurs villes du pays.
Enfin, Jean-Thierry Monsenepwo appelle à un débat politique axé sur les idées, les projets et les solutions concrètes pour la population.
Il juge regrettable l’utilisation de drames humains et de tragédies nationales dans les confrontations politiques, estimant que la démocratie doit avant tout favoriser des échanges constructifs au service de l’intérêt général.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte marqué par l’intensification des débats autour de la loi référendaire et de l’éventualité d’une réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo.
