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Par Jemson K.

Selon le document à L’INTERVIEWEUR.CD, cette décision vise à garantir leur accès au système éducatif dans le cadre d’une éducation inclusive et de l’égalité des genres en RDC.

« Tout établissement scolaire doit faciliter le maintien des élèves filles enceintes sans exigence administrative ou scolaire discriminatoire. Rien ne justifie l’exclusion des filles enceintes du système éducatif ; dès lors qu’elles n’ont pas manifesté l’intérêt de quitter l’école, conformément aux engagements nationaux et internationaux en faveur de l’éducation inclusive et de l’égalité des genres », a déclaré Raissa Malu, ministre de l’Éducation nationale, citée dans la circulaire.

Jusqu’au jour de la publication de cette note circulaire, le fait pour une élève de tomber enceinte en pleine année scolaire valait son exclusion des établissements scolaires de la RDC.

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Des milliers de jeunes Congolaises ont ainsi vu leur scolarité être interrompue à cause d’une grossesse non désirée.

« Cette décision est antipédagogique. Elle risque de banaliser les valeurs morales chez les élèves. Beaucoup de filles se retenaient d’avoir des rapports précoces de peur d’interrompre leurs études. Mais si on légalise la grossesse en milieu scolaire, on ouvre la porte à plus de relâchement ». Un préfet d’une école sous anonymat.

D’un côté, Billy Kambale, ancien ministre de la Jeunesse, s’interroge sur la compatibilité d’une grossesse avec le rythme et l’environnement scolaire. « L’école secondaire est par essence réservée aux mineurs. Que viennent faire des filles enceintes dans les écoles ? », a-t-il déclaré.

Il fustige une logique qu’il juge permissive et prévient : « Au nom d’une prétendue liberté, on va finalement tout cautionner ».

D’autre part, Adam Bombole, ancien député national, n’a pas mâché ses mots. Sur ses réseaux sociaux, il a dénoncé une « décision immorale qui encourage la prostitution infantile et la prolifération des filles-mères mineures ». Rappelant que l’âge du consentement sexuel est fixé à 18 ans par la loi 09/001 du 10 janvier 2009, il appelle à une réflexion éthique sur les implications sociales et juridiques d’une telle directive.

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Cette décision est trop critiquée dans l’opinion publique et suscite beaucoup de débats, sous prétexte que la Ministre Malu encouragerait de manière subjective les grosses non désirées en milieux scolaires et cela risquerait de s’empirer dans l’avenir.

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