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Cet accord marque un tournant majeur : les entreprises ne pourront plus falsifier leurs états financiers avec la complicité d’experts-comptables sans en subir les conséquences. Toute tentative de manipulation ou de dissimulation d’informations financières s’exposera désormais à des sanctions sévères, prévues par l’arrêté n°053 du ministre des Finances du 11 août 2025.

Ce protocole vient répondre aux exigences du Groupe d’Action Financière (GAFI), qui a placé la RDC sous surveillance renforcée. Il impose aux autorités congolaises de renforcer leur dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

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Désignée comme autorité de régulation et de contrôle des Entreprises et Professions non financières Désignées « EPNFD », la CENAREF a pour mission de surveiller les acteurs exposés à ces risques, dont les experts-comptables. Quant à l’ONEC, il représente ces professionnels qui jouent un rôle clé dans la gestion des finances d’entreprises et d’organisations.

Les deux institutions s’engagent à coopérer étroitement pour garantir plus de transparence, de contrôle, et de responsabilité dans le secteur de la comptabilité.

Ce que prévoit le protocole

  • Renforcement de la formation des experts-comptables sur la détection et la prévention du blanchiment d’argent ;
  • Partage d’informations entre la CENAREF et l’ONEC sur les pratiques financières douteuses ;
  • Missions de contrôle renforcées, sur pièces et sur place, dans les cabinets d’expertise comptable ;
  • Application de sanctions pécuniaires en cas de manquements graves ou de complicité dans des activités illégales.

Ce nouveau cadre de collaboration vise à envoyer un signal fort : la tolérance zéro contre la fraude. Fini le temps où certaines entreprises pouvaient maquiller leurs bilans ou dissimuler des transactions suspectes avec l’aide de comptables peu scrupuleux.

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Les experts-comptables, en tant que garants de la transparence financière, seront désormais tenus de signaler toute activité suspecte. En cas de complicité avérée, ils seront directement sanctionnés, et les entreprises concernées devront répondre de leurs actes.

Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large pour assainir le climat des affaires en RDC, renforcer la confiance des investisseurs et garantir l’intégrité des institutions financières. Elle montre aussi que les autorités prennent au sérieux la lutte contre les crimes financiers.

En formalisant leur collaboration, la CENAREF et l’ONEC s’engagent à travailler main dans la main pour identifier, prévenir et sanctionner les pratiques financières frauduleuses.

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