
Par Élie Anzakuno
Ce dossier fait grand bruit dans le monde du football français et africain. L’international congolais Chancel Mbemba, capitaine des Léopards, a décidé de porter l’affaire devant les tribunaux. L’ancien défenseur de Porto accuse l’Olympique de Marseille et son président Pablo Longoria de harcèlement moral et de pressions exercées sur lui lors de la saison passée.
Selon l’entourage du joueur, Mbemba aurait été écarté du groupe professionnel à plusieurs reprises, sans explications claires, et soumis à des pressions répétées afin d’accepter un transfert non désiré. Ces méthodes, jugées abusives, auraient profondément marqué le défenseur congolais, connu pour son professionnalisme et son attachement au terrain.
Toujours selon les proches du capitaine congolais, Mbemba disposerait d’enregistrements et de témoignages pouvant appuyer ses accusations. Ces éléments auraient déjà été transmis à la justice française. Si ces preuves venaient à être confirmées, elles pourraient mettre sérieusement en difficulté la direction de l’OM, déjà critiquée par certains supporters pour sa gestion des joueurs.
Interrogé sur cette affaire, le club phocéen n’a pour l’instant fait aucun commentaire public. Une stratégie du silence qui alimente les spéculations, alors que l’image du club pourrait être ternie à l’échelle internationale, surtout face à une figure respectée comme Mbemba.
À 31 ans, le défenseur congolais ne semble pas prêt à tourner la page sans obtenir réparation. « Il ne lâchera rien », confie une source proche. Le joueur souhaite non seulement que justice soit rendue, mais également que son cas serve d’exemple contre toute forme de pression ou d’intimidation dans le football professionnel.
Cette affaire pourrait donc devenir un procès emblématique, dépassant le cadre sportif, et relancer le débat sur les droits des joueurs face aux directions de clubs.
