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Par Nzangura Kwavingiston

Selon un monitoring réalisé par cette organisation environnementale sur une période de 12 mois au cours de l’année 2025, la région a été marquée par plusieurs vagues de déplacements massifs en provenance de différentes entités victimes de l’insécurité grandissante imposée par des groupes armés. Ce suivi fait état de plus de 3 000 ménages affectés, ayant trouvé refuge dans le groupement Basongora, territoire durement éprouvé par les conflits.
Ces familles déplacées vivent dans une situation de vulnérabilité critique, comme l’a également signalé le fonctionnaire délégué du Gouverneur de la province du Nord-Kivu affecté au poste frontalier de Kasindi Lubiriha. Privées de moyens de subsistance, d’abris décents et de sources d’énergie domestique, elles font face à des conditions de vie particulièrement alarmantes.

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Dans ce contexte, l’autorisation accordée au ramassage des bois morts à l’intérieur du Parc national des Virunga apparaît comme une réponse humanitaire adaptée. D’après le COJUPN, près des deux tiers de cette population vulnérable ont pu accéder à cette mesure, leur permettant de couvrir leurs besoins énergétiques de base sans porter atteinte à l’écosystème du parc.

Cette initiative s’inscrit dans une approche conciliant protection de l’environnement et assistance humanitaire, au moment où le Parc national des Virunga, le plus ancien d’Afrique, célèbre 100 ans d’existence. Elle vise à réduire la pression sur les forêts périphériques tout en offrant une alternative légale et gratuite aux populations déplacées.

Le collectif des jeunes unis pour la conservation de la nature plaide toutefois pour un renforcement de l’encadrement de cette pratique et pour la mise en place de solutions durables, notamment l’accès à des énergies alternatives et des programmes de résilience communautaire, afin de limiter la dépendance à long terme aux ressources naturelles protégées.
Alors que l’insécurité continue de provoquer des déplacements massifs dans l’Est du pays, cette action illustre l’urgence de réponses intégrées, alliant humanitaire, environnement et gouvernance locale, pour protéger à la fois les populations et le patrimoine naturel de la RDC

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