
Dans un souci de transparence et de respect du droit à l’expression de chacun, votre revue en ligne L’intervieweur.cd, ayant appris sur la toile, une prétendue fraude à l’Université Pédagogique Nationale, concernant le cycle doctoral du padem, souhaite apporter des éclaircissements sur les spéculations distillées.

Selon les informations diffusées sur les réseaux sociaux, un doctorant venant de l’Université Libre de Kinshasa aurait orchestré cette fraude par le biais de faux en écriture et d’usage de faux, dans le but de soutenir sa thèse il y a quelques jours.
Les motifs avancés seraient notamment :
- Son diplôme de DEA aurait été délivré par une université ne disposant pas de l’autorisation d’organiser l’enseignement du troisième cycle.
- Les diplômes Universitaires seraient douteux, affirment ses détracteurs sur les réseaux sociaux.
Après consultation de la personne concernée et de ses avocats, il est essentiel de préciser qu’il n’en est rien. En effet, le doctorant cité est chef de travaux en relations internationales depuis plusieurs années et a assisté de nombreux professeurs éminents, tels que le professeur ordinaire Jean-Lucien Kitima Kasendwe, l’actuel recteur de l’Université Libre de Kinshasa, et le regretté professeur Philippe Buyoya Makutu.

Pour rappel, il a été nommé assistant, puis chef de travaux dans la même université après un parcours universitaire exemplaire, couronné de plusieurs distinctions.
Après une carrière dans l’enseignement de plus de dix ans, il s’est inscrit au troisième cycle (DES/DEA) système padem de son alma mater et en est sorti avec la plus haute distinction, grâce à un jury solide et très exigeant.

Après avoir été admis à la thèse, il s’est inscrit par la suite au cycle doctoral de l’Université Pédagogique Nationale, où il a déposé un dossier complet.
Le délai de recherche de trois ans a été honoré. Le processus de validation a été respecté, de la faculté des sciences au rectorat, en passant par le département des relations internationales, et la rédaction de la thèse dans la spécialité de politique internationale étant bien encadrée par son directeur de thèse le Professeur ordinaire Jean Lucien Kitima Kasendwe.
Sa défense privée de la thèse a été couronnée de succès sous la supervision d’un jury, composé une fois de plus d’éminents professeurs de la RDC.
Le jury officiel de la soutenance publique, constitué, a été certifié par le doyen, membre de ce même jury. Quant à l’annonce publique de la soutenance, elle a été signée par la rectrice de l’UPN en date du 07 Avril 2026. Celle-ci devait se dérouler mercredi 15 Avril 2026 dans la salle K2 à 14 heures. Cependant, contre toute attente, certaines personnes animées par un esprit de discrimination à l’égard des universités privées du Congo ont cherché à perturber le calendrier de soutenance, voyant que la procédure avançait. Le courageux doctorant a persévéré jusqu’au bout, sollicitant même l’intervention du Conseil Supérieur des Universités pour confirmer le droit de l’ULK à organiser l’enseignement du troisième cycle à l’époque.
Malgré la régularité du dossier et les preuves évidentes, les forces de la discrimination ont triomphé et la soutenance a été annulée par un ordre oral émanant d’une autorité non identifiée.
Cet incident a rapidement été relayé sur les réseaux sociaux pour discréditer un chercheur qui a consenti de nombreux sacrifices pour mener à bien sa thèse, au détriment de sa famille, au point de risquer la dépression.
Cependant, cet incident est révélateur du fossé existant entre les Universités privées et celles du réseau public, des relations qui devraient être harmonieuses, d’autant plus que les professeurs sont les mêmes et parcourent le pays pour dispenser les mêmes enseignements et méthodes.
Sur quelles bases les agitateurs se fondent-ils pour priver les étudiants des universités privées du droit d’accéder au cycle doctoral ?
Votre journal en ligne espère que cette injustice sera rapidement corrigée et qu’une nouvelle séance de soutenance sera organisée, permettant à ce jeune doctorant de démontrer ses capacités au monde entier.
© SBK et L’intervieweur congolais
