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© Laurent Mulenda

Chaque jour, des commerçants, des fonctionnaires et même des élèves en uniforme sont confrontés à des scènes de violence injustifiée. Témoignages et dénonciations s’accumulent, pointant du doigt des pratiques d’extorsion et des brutalités physiques répétées. Ces agents, censés garantir la sécurité publique, semblent avoir abandonné toute notion d’éthique professionnelle, allant jusqu’à menacer les civils avec leurs armes.

L’agression récente de Jean-Didier Nguwa, Chef de sous-station a.i de la RTNC-Lodja, illustre tragiquement cette dérive. Le matin de l’incident, aux environs de 7h38, il se rendait au marché pour acheter des médicaments destinés à sa tante gravement malade. Sans provocation apparente, il a été violemment attaqué par des policiers. Aujourd’hui hospitalisé, cet homme reconnu pour son intégrité paie le prix d’une violence gratuite, survenue alors qu’il accomplissait un geste de solidarité familiale.

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Cet acte ne constitue pas seulement une agression individuelle, mais révèle une fracture profonde entre la population et ceux qui sont censés la protéger. À Lodja, une question revient avec insistance : comment la force publique a-t-elle pu devenir une source d’insécurité pour les citoyens ?

Les conséquences sont lourdes. La libre circulation est entravée, les activités économiques autour de la banque sont paralysées, et la confiance envers les institutions s’effrite dangereusement.

Face à cette situation alarmante, les regards se tournent vers les autorités provinciales ainsi que la hiérarchie de la Police Nationale Congolaise. La population exige des mesures immédiates : la fin de ces abus et des sanctions exemplaires contre les agents responsables. Sans une réaction rapide et ferme, le climat de peur risque de s’enraciner davantage, au détriment de toute une communauté.

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