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L’ancien chef du gouvernement a obtenu 132 voix sur les 133 suffrages exprimés, avec une abstention et aucun vote contre.

Une trentaine de députés de l’opposition ont cependant boycotté la séance, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une réintégration « irrégulière » de Sonko au sein de l’hémicycle après son départ du gouvernement.

Cette élection intervient seulement quatre jours après son éviction de la Primature par le président Bassirou Diomaye Faye, dans un contexte marqué par des tensions politiques croissantes au sommet de l’État.

L’ancien président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, avait démissionné le 24 mai, ouvrant ainsi la voie à l’arrivée de Sonko au perchoir.

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Le poste de Premier ministre est désormais occupé par Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, nommé le 25 mai dans le cadre d’un vaste réaménagement institutionnel qui continue d’alimenter les spéculations sur l’équilibre réel du pouvoir au Sénégal.

Avec cette élection, Ousmane Sonko effectue un retour spectaculaire au cœur de l’appareil d’État. Même éloigné de la Primature, il conserve désormais le contrôle d’une institution stratégique, dans un paysage politique où les lignes entre alliance et rivalité semblent de plus en plus mouvantes.

Cette séquence politique inédite confirme une chose : au Sénégal, la bataille du pouvoir ne fait que commencer.

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