
Après s’être fâché lors d’une visite au grand marché de Kinshasa et sur d’autres artères de la capitale, mais aussi face à l’accumulation des immondices, à la prolifération des marchés anarchiques et à la dégradation continue de l’environnement urbain, le Président Félix Tshisekedi, a décidé de passer à l’offensive.
Le chef de l’État a mis en place une Task Force spéciale chargée d’accélérer les opérations d’assainissement de la ville-province de Kinshasa, avec à sa tête le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national.
Selon plusieurs sources médiatiques concordantes, cette structure opérationnelle sera renforcée par des experts du gouvernement central ainsi que de l’Hôtel de Ville de Kinshasa afin de coordonner efficacement les actions de salubrité publique et de restaurer l’image de la capitale congolaise.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par de nombreuses critiques sur l’état de l’environnement urbain et l’inefficacité des mécanismes traditionnels de gestion des déchets.
La mesure présidentielle fait suite à plusieurs descentes sur le terrain au cours desquelles Félix Tshisekedi avait exprimé son indignation face à l’ampleur de l’insalubrité observée dans différents coins de la capitale.
Lors de sa récente visite au Marché central de Kinshasa, communément appelé Zando, le chef de l’État avait dénoncé la multiplication des dépotoirs sauvages, l’occupation anarchique des espaces publics ainsi que l’encombrement des principales artères de la ville.
Pour de nombreux observateurs, le choix du commandant du Service national traduit la volonté du pouvoir central d’imposer une approche plus rigoureuse et plus disciplinée dans la gestion de l’assainissement urbain.
Le général Jean-Pierre Kasongo Kabwik s’est notamment illustré ces dernières années dans plusieurs projets publics pilotés par le Service national, notamment dans les domaines de la production agricole, de la formation civique et de certains travaux à caractère social.
La nouvelle Task Force devrait avoir pour mission de coordonner les interventions des différents services impliqués dans la salubrité, d’assurer le suivi des opérations de nettoyage et de proposer des solutions durables contre l’insalubrité qui affecte les vingt-quatre communes de Kinshasa.
Si l’annonce est accueillie avec espoir par une partie de la population, plusieurs analystes estiment que le véritable défi résidera dans la capacité des autorités à mobiliser des moyens financiers conséquents et à garantir la continuité des actions engagées.
Dans une ville de plus de quinze millions d’habitants, où les problèmes d’assainissement sont devenus récurrents, la réussite de cette mission sera scrutée de près par les Kinois.
