
La journée « ville morte » observée ce mercredi dans plusieurs quartiers de Kinshasa s’est déroulée dans une atmosphère marquée par la peur, l’incertitude et une forte confusion au sein de la population.
Dès les premières heures de la matinée, plusieurs grandes artères habituellement bondées ont affiché un visage inhabituel.
Des avenues stratégiques de la capitale, notamment dans les communes de Gombe, Limete, Matete, Mont-Ngafula, Ngaliema et Masina, ont enregistré une faible affluence, tandis que de nombreux commerces, boutiques et magasins sont restés fermés.
Selon plusieurs témoignages recueillis par L’intervieweur congolais, de nombreux opérateurs économiques ont préféré ne pas ouvrir leurs établissements par crainte d’éventuels actes de vandalisme ou de pillage.
« Nous avons entendu plusieurs rumeurs sur les réseaux sociaux. Par précaution, nous avons décidé de garder nos portes fermées », confie un commerçant du centre-ville.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions politiques liées au débat sur une éventuelle révision ou modification de la Constitution sous Félix Tshisekedi.
Cependant, sur le terrain, L’intervieweur congolais constate que de nombreux habitants assimilent la journée « ville morte » à une marche de protestation de l’opposition, créant ainsi une confusion généralisée.
À titre de rappel, plusieurs médias et canaux de communication ont rapporté ces dernières années que les appels à des journées « ville morte » en RDC sont souvent accompagnés de craintes sécuritaires et d’interprétations divergentes au sein de la population, influençant directement le niveau de participation des citoyens.
Malgré l’absence de manifestations massives signalées dans plusieurs communes, la psychose est restée perceptible tout au long de la journée.
Certains habitants ont préféré limiter leurs déplacements, tandis que les transports en commun et motos ont fonctionné de manière irrégulière dans certains secteurs.
Pendant ce temps, opposition et majorité se lancent des piques sur les réseaux sociaux, spécialement sur X anciennement Twitter, chacun de ces deux acteurs politiques tente de justifier la forfaiture de l’autre et la réussite de soi.
Toutefois, cette journée démontre une nouvelle fois l’impact des tensions politiques sur les activités économiques et sociales de la capitale congolaise.
