
Quatre militants du Mouvement Citoyen FILIMBI ont été enlevés à tour de rôle, par des individus en civil non autrement identifiés, refusant de se présenter, à bord d’un véhicule non immatriculé, dans la soirée du 15 au 16 Avril 2025.
Alors que la liste des militants enlevés par ces bourreaux demeure non exhaustive, les victimes répertoriés sont :
- Tshiala Tshiala Jodive
- Ipoto Diazola Angélique
- Miti Lupaba Rigobert
- Ntuene Matina Kérène.
Selon les informations obtenues par le porte-parole national du mouvement citoyen FILIMBI, M. Palmer Kabeya Mikishi, les quatre militants enlevés à Kinshasa, se sont rendus le 13 janvier 2025, à Goma, actuellement sous occupation des rebelles du M23/AFC, pour participer à une retraite stratégique du Mouvement visant la redynamisation des activités et l’élaboration du calendrier d’actions pour l’année en cours.
Malheureusement pour les 4 militants épinglés ci-dessus, le 27 janvier 2025, la ville de Goma est tombée entre les mains des rebelles de l’AFC/M23, rendant impossible tout déplacement en raison de la fermeture des frontières et de l’intensité des combats.
À en croire leur porte-parole, coincés sur place pendant près de deux mois sous occupation rebelle, ils ont pu regagner Kinshasa après un itinéraire difficile passant par Bukavu, Uvira, Kalemie, puis un vol vers la capitale.
Durant ce périple, ils ont subi plusieurs tracasseries, perdu leurs téléphones, de l’argent et d’autres biens essentiels.
Une fois revenus à Kinshasa, ils ont repris leurs activités professionnelles et citoyennes avec détermination.
Cependant, suite à la signature d’un accord controversé entre la RDC et le Rwanda, sous médiation américaine, ces quatre militants ont exprimé leur opposition via les réseaux sociaux, qualifiant cet accord de compromission de la souveraineté nationale et d’exploitation des ressources du pays.
À la suite de leurs critiques, ils ont été faussement accusés d’appartenance à la rébellion AFC/M23, en raison de leurs anciens contacts établis durant lors de leur séjour à Goma.
Après des pressions vives du Mouvement Citoyen FILIMBI, ces quatre militants ont été relâchés sans procès-verbal, ni notification officielle, mais depuis lors, ils vivent dans une peur permanente pour leurs vies.
Des individus suspects rôdent régulièrement autour de leurs domiciles, ils reçoivent plusieurs messages anonymes de menaces de mort.
Face à ce climat d’insécurité, ils vivent en clandestinité dans la crainte d’enlèvements ou de représailles physiques.
