
Par Jean-Charles Tshibangu
Emilie Ndelela a peint, il y a quelques jours, un tableau sombre des irrégularités qui ont émaillé son voyage.

À travers une tribune publiée sur ses réseaux sociaux, elle fait remarquer un amateurisme sans précédent dont cette compagnie d’aviation a fait montre.
La dame souligne avoir réservé un vol aller-retour Kinshasa — Bruxelles, via le site de Turkish Airlines. Le jour du retour, après avoir effectué son check-in à Bruxelles sans incident, un agent de la compagnie précitée lui a demandé de placer son bagage cabine en soute, en raison du manque de places à bord. Elle affirme avoir refusé après lui avoir été affirmé par deux employés de Turkish Airlines qu’elle avait la possibilité de récupérer son bagage à l’Istanbul, où elle avait une longue escale et qu’elle allait y être logée.
Elle affirme avoir été rassurée parce que ces informations lui ont été données avec beaucoup d’assurance, de certitude et de garantie.
La victime affirme avoir arrivé à Istanbul vers 23h ( heure locale ), elle se rendra au comptoir Turkish Airlines pour finalement bénéficier de l’assistance qui lui avait été promise à Bruxelles, c’est à ce moment là que son calvaire, mieux son malheur commencera.
D’après elle, l’agente a pris son billet, vérifie ses informations et lui a demandé d’être patiente. l’employée va lui revenir quelques minutes plus tard pour lui remettre ledit billet, en lui disant sans la moindre empathie :
‹‹ Nous ne pouvons pas vous loger. Mon manager vient de confirmer ››
Ces propos pleins d’indifférence et d’insensibilité pousseront Émilie Ndelela d’exprimer son ras-le-bol. Mais malheureusement, il lui a été sèchement dit par des agents sur place
‹‹ qu’elle aurait pu choisir de voyager le lendemain matin ››
C’est comme ça qu’elle demandera à parler à la hiérarchie qui, après 20 minutes, sans aucune formule de politesse,va se présenter pour lui parler d’un ton sec et agressif :
‹‹ Qu’est-ce que tu ne comprends pas ? Je vais te faire comprendre pourquoi tu n’as aucun droit ici
Tu n’avais qu’à choisir un autre vol. Pourquoi choisir celui-ci alors qu’il y a un autre demain matin venant de Bruxelles ››, déclare un des responsables de Turkish Airlines.
La victime leur fera savoir l’intervention chirurgicale dont elle venait récemment de subir au dos, et que rester pendant plusieurs heures dans un aéroport sans la possibilité de repos, représentait un grand risque pour sa santé.
Leur réponse, sanglante et sans humanisme :
‹‹ Ce n’est pas notre problème. Débrouille-toi.
Qui t’a demandé de voyager aujourd’hui ? ››
Avant d’être renvoyée au milieu de la nuit, dans un aéroport international, sans assistance et sans solution adéquate, Émilie Ndelela proposera à la réceptionniste de l’hôtel Turkish Airlines se trouvant à l’aéroport, de payer elle-même l’hôtel, mais cela lui a, catégoriquement été refusé , et ce, avec une désinvolture déconcertante après qu’elle a vérifié mon billet :
‹‹ Vous auriez dû attendre demain matin, je ne peux rien pour vous.
Si vous n’êtes pas contente, il y a un numéro de service client, appelle-le pour te plaindre. Ou sinon, appelle Bruxelles pour qu’ils règlent ton problème ››
À en croire à Émilie Ndelela, ce n’est pas seulement un manquement aux services attendus, c’est une forme claire d’abandon et d’humiliation à une passagère dans une situation de vulnérabilité.
Les arguments médicaux avancés ont non seulement été balayés avec nonchalance et désintéressement, aucun effort, aucune considération humaine, aucune compassion n’ont été aménagés, en dépit des des obligations légales horaires éthiques qui incombent à une compagnie aérienne, déplore la victime.
Elle dénonce le refus d’assurance qui, au mépris de sa situation sanitaire et de toutes les informations qu’elle a reçues à l’aéroport du départ, constitue à ses yeux une grave atteinte à la dignité humaine, parce que ayant été abandonnée dans un aéroport international en pleine nuit, sans explication cohérente, et sans même la possibilité de dormir dans des conditions mininales de sécurité et de confort.
Elle trouvera des femmes africaines avec les enfants dont les nourrissons se couchaient à même le sol, suite également à l’assistance leur refusée.
D’après Émilie Ndelela, elle a été contrainte de se débrouiller seule, pour localiser son bagage à main, qu’elle retrouvera, à sa grande surprise, posé à même le sol, sans surveillance et encadrement.
Elle souligne que cette situation démontre un grave manquement en matière en matière de sécurité et de rigueur logistique.
Elle arrivera à Kinshasa à 23h, pire encore, seule l’une de ses 2 valises lui a été remise.
Il lui a été indiqué après une 1h30 d’attente, que sa seconde valise était restée à Istanbul, sans qu’aucune raison valable et concrète ne lui soit fournie.
Elle trouve inacceptable qu’un bagage enregistré en bonne et due forme, lors d’un vol direct avec correspondance opérée par la même compagnie, reste bloqué sans aucune justification.
Elle quittera l’aéroport international de N’djili à 2h du matin, situation qui aurait pu être évitée, si les services appropriés le lui avaient fait savoir plus tôt.
Ses matériels professionnels, indispensables à son activité de créatrice de contenu, se trouvaient dans cette valise. Par conséquent, la victime affirme avoir été privée d’opportunités de travail suite au retard avec lequel la valise lui a été livrée, soit 4 jours après son arrivée à Kinshasa, dans un état lamentable.
Elle précise que le traitement reçu l’a laissé le sentiment d’avoir été discriminée, ressentant n’est-ce pas un profond décalage dans la façon dont d’autres africains et elle ont été traités en comparaison d’autres passagers du type différent.
Elle atteste la récurrence des plaintes liées au mauvais traitement de Turkish Airlines.
