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Entre les lignes, L’intervieweur.cd se fait le grand plaisir de vous étaler les 6 articles de la Constitution camerounaise qui ont été touchés et pourrait bouleverser la succession de Paul Biya.

En réalité, le Cameroun traverse une nouvelle zone de turbulence politique juste après cette nouvelle ère du Pépé Biya. Le Parlement réuni en Congrès a examiné puis adopté une révision de plusieurs articles de la Constitution, une réforme présentée par le pouvoir comme une modernisation institutionnelle, mais dénoncée par l’opposition et plusieurs observateurs comme une consolidation du pouvoir présidentiel.

Au cœur de cette réforme : la modification de six articles clés de la Constitution, notamment les articles 5, 6, 7, 10, 53 et 66. Selon plusieurs médias camerounais et africains, le changement majeur est l’introduction d’un poste de vice-président de la République nommé directement par le chef de l’État.

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D’après Journal du Cameroun, cette nouvelle architecture institutionnelle redéfinit l’ordre de succession au sommet de l’État. Le vice-président pourrait désormais remplacer le président en cas de vacance du pouvoir, un point qui alimente les spéculations politiques autour de l’après-Biya.

Le média KOACI parle d’un « vote historique sous haute tension », précisant que la réforme a été adoptée par une large majorité parlementaire malgré les protestations d’une partie de l’opposition.

Pour plusieurs critiques, cette révision renforce davantage l’hyperprésidentialisme déjà reproché au régime camerounais. Le site Ouestin estime que cette réforme « renforce les pouvoirs de Paul Biya », notamment parce que le futur vice-président ne sera pas élu par le peuple mais désigné par décret présidentiel.

Certains analystes camerounais parlent d’« un pas en arrière démocratique ». Des universitaires évoquent même le risque d’un « régime hybride » où plusieurs centres de pouvoir se superposent sans véritable équilibre institutionnel.

De son côté, le parti au pouvoir, le RDPC, défend fermement cette réforme. Selon Tchad Infos, les autorités assurent que le processus respecte strictement l’article 63 de la Constitution et vise à « améliorer l’efficacité de l’État ».

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Sur les réseaux sociaux et les forums de discussion, les réactions sont particulièrement virulentes. Sur Reddit, plusieurs internautes camerounais dénoncent un manque de transparence et craignent une « succession préparée au sommet ».

Cette réforme constitutionnelle intervient dans un contexte politique déjà sensible, marqué par les débats sur l’alternance, la gouvernance et l’avenir du pouvoir au Cameroun après plus de quatre décennies de règne de Paul Biya. Pour beaucoup d’observateurs, cette révision pourrait devenir l’un des tournants politiques majeurs de l’année 2026 au Cameroun.

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