
Le paysage politique sénégalais continue de connaître de profonds bouleversements après le limogeage d’Ousmane Sonko de la Primature.
Samedi, le bureau de l’Assemblée nationale s’était réuni à 15 heures pour constater et valider officiellement la demande de réintégration de l’ancien chef du gouvernement à son mandat de député.
Cette décision marque un retour remarqué d’Ousmane Sonko à l’hémicycle, quelques jours seulement après son éviction du gouvernement par le président Bassirou Diomaye Faye.
Plusieurs médias sénégalais avaient déjà évoqué cette possibilité, notamment Senego.com et Ndarinfo.com, qui rappelaient que son mandat parlementaire avait simplement été suspendu durant son passage à la Primature.
Dans la foulée, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, membre de son parti politique Pastef, a officiellement déposé sa démission de la tête de l’institution tout en conservant son mandat de député pour laisser la place à son mentor, qui probablement pourrait le remplacer et perturber les calculs du Président de la République, Diomaye.
Sa démission a été constatée par le bureau de l’Assemblée nationale, ouvrant ainsi une nouvelle séquence politique au sommet de l’État sénégalais.
Selon plusieurs médias sénégalais, dont Senenews.com, Sudquotidien.sn et Pulse.sn, cette décision pourrait préparer une importante recomposition institutionnelle au sein du pouvoir.
La Conférence des présidents s’est également réunie et a retenu la date du mardi 26 mai pour l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale. Ce scrutin s’annonce déjà comme un rendez-vous politique majeur dans un contexte marqué par les tensions entre les anciens alliés du pouvoir.
Depuis le limogeage d’Ousmane Sonko, la scène politique sénégalaise traverse une période d’incertitude et de repositionnements stratégiques.
Plusieurs observateurs évoquent désormais une reconfiguration profonde des équilibres institutionnels au Sénégal.
