
Par la rédaction
La Journée Mondiale de la liberté de la Presse proclamée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1993 est célébrée le 3 mai de chaque année sur toute la planète, dont son institutionnalisation répond à l’appel des journalistes africains qui, réunis à Windhoek en Namibie, en 1991, avaient fait une déclaration sur leur volonté ferme de voir, dans le monde entier, les médias être pluriels et indépendants. Dans son mot d’ouverture à l’hôtel Béatrice de Kinshasa, Jasbey-Kamil Zegbia, secrétaire Général de l’Union Nationale de la Presse du Congo est passé en revue sur ces quelques mots recueillis par notre rédaction.
»En marge de cette Journée, nous avons organisé, ensemble avec les organisations des professionnels des médias, membres de l’UNPC, un forum en rapport avec le thème de cette année « Le journalisme sous l’emprise numérique » pour dégager le type de journalisme qui convient à l’ère du numérique pour que les médias deviennent réellement un quatrième pouvoir, sous divers supports.
En effet, il n’est un secret pour personne que les médias congolais sont butés à plusieurs défis pour leur développement, pour ne pas dire crûment, qu’ils sont à l’agonie ».
À lui de poursuivre : » Les organes de presse sont au bord de la faillite. Tous les compartiments de ce noble métier sont en déliquescence.
Les travaux des Etats Généraux de la Communication et Médias tenus du 25 au 28 janvier 2022 au Centre Catholique Nganda avec pour thème : «Les médias Congolais : quelles perspectives à l’ère du numérique face aux défis du développement durable », sous leadership du Ministère de la Communication et Médias, ont produit 80 recommandations, dont le comité de suivi a été créé et les animateurs nommés.
Et d’ajouter : » La majeure partie desdites recommandations est consacrée à la « Réforme du cadre légale et institutionnelle », qui vise essentiellement l’adoption de la loi 02/96 du 22 juin 1996 portant modalités de l’exercice de la liberté de la presse ainsi que l’Ordonnance-loi 81-012 du 2 avril 1981 portant statut du journaliste œuvrant en République Démocratique du Congo, telles que reformées lors de ces travaux.
Au jour d’aujourd’hui, nous sommes en droit de dire qu’il y a opérationnalisation de ces recommandations et l’application de ces résolutions. Car, certains de ces textes se trouvent actuellement au niveau de la commission technique du Gouvernement après être passés à la commission dite Lutundula.
L’UNPC a pour sa part, résolu de stopper la production des cartes d’identité professionnelle du journaliste congolais en attendant l’organisation de son congrès extraordinaire en vue d’adapter ses textes normatifs aux recommandations des Etats Généraux, dont le financement est imminent, d’autant plus que le dossier se trouve déjà au niveau du ministère des Finances. A-t-il renchéri !
À l’idée de savoir quel type de journalisme terrassé par les délits de presse, sous l’emprise du numérique promis par Félix Tshisekedi, pour que les médias soient véritablement un quatrième pouvoir dans le contexte congolais, Jasbey-Kamil Zegbia estime qu’il faille créer des mécanismes d’une immunité judiciaire au profit du journaliste professionnel qui n’est efficace qu’indépendant et responsable que libre de s’exprimer, dans la limite du vérifiable et au nom de l’intérêt public dont il est le serviteur.
Pour chuter, le Secrétaire Général de l’Union Nationale de la Presse du Congo, sollicite du Père de la Nation par le biais du Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, la continuité de l’appui du Gouvernement dans la réalisation de ses promesses vis-à-vis des journalistes et organisations professionnelles des médias.
